La jeunesse doit collaborer/coopérer avec les aînés – ZIKISSO
Zikitopia

La jeunesse doit collaborer/coopérer avec les aînés

Les statistiques nationales posent que la Côte d’Ivoire compte 70% de jeunes. Toute chose étant égale par ailleurs, nous en déduisons que la population de Zikisso compte 70% de jeunes. C’est une puissance économique et sociale. Question : quelles sont les politiques de gestion de cette jeunesse?

Nous sommes dans l’euphorie des nouvelles entités administratives et celles à venir. Chacun fait son petit calcul de positionnement vu son pouvoir financier ou sa position politico-administrative. Que proposons-nous pour la jeunesse?

Hier nous donnions la situation sur le phénomène de prostitution organisée ou non sur cette étendue de la surface terrestre sur laquelle vit un groupe humain appelé Djikiyeu. Cette prostitution n’est qu’une composante de tous les phénomènes de la recherche de gain facile qui éloigne notre jeunesse du dur labeur pour une émancipation sociale et économique sur cette terre si généreuse en potentialités. Nul n’est indexé car nous sommes tous coupables de ces faits.

Un interlocuteur dont j’aurais aimé voir les questions en commentaires me demandait : que font les autorités et les parents par rapport à ce fait? Bien malin je serai si je donne une réponse à cette question et je ne m’y aventurai même pas. Vous comprendrez aisément pourquoi. Décrier sur la place publique ces faits n’a pour seule raison que de susciter la réflexion sur la gestion de cette puissance qu’est la jeunesse. Il est vrai que c’est un problème mondial mais nous pouvons dans le cadre de notre civilisation et de notre culture trouver les moyens de faire participer notre jeunesse au développement économique et sociale de notre chère région. Cela ni l’Etat ni toute autre personne extérieure à notre peuple ne le réussira sans notre participation totale.

Je soutiens que nous avons les personnes et les moyens de construire les cadres de concertation pour discuter des problèmes qui engagent la survie de notre peuple dont la jeunesse est la pièce maîtresse. Il y a quelque temps, une publication traitait de l’infantilisation de la jeunesse. Y avons-nous porter attention? Ce texte a-t-il toucher notre sensibilité? A-t-il déclencher des voies de réflexion? A l’évidence non.

Là où il y a une prostitution organisée, nous savons tous qu’il y a plusieurs autres vices et comportements délictueux. Cachons le soleil avec la main et nous nous retrouverons dans l’obscurité totale. Aucun village n’échappe à cette prostitution des jeunes (les deux genres) ni à la drogue; cet autre phénomène dévastateur.

Nous posons ces situations parce que nous avons encore le temps d’y remédier. Nos autorités (administratives et coutumières), nos cadres, notre diaspora, nos responsables des mutuelles de développement sont les premières personnes que nous appelons au secours de notre jeunesse.

Certes nous appelons nos aînés à se pencher sur le sort de la jeunesse mais cette jeunesse elle-même se donne-t-elle les moyens de sa propre émancipation et de sa propre promotion? La prostitution et les autres vices sont des voies de gains faciles. L’inféodation des organisations de jeunes à des personnes en est certainement une autre.

Reconnaître sa valeur permet de poser les bonnes revendications. Nos aînés ne sont pas nos ennemis mais ils ne sont pas non plus nos amis. La jeunesse n’a pas besoin de les caresser (sans toutefois verser dans l’impolitesse). Les responsables des organisations de jeunes doivent poser les situations de cette catégorie de la population de cette étendue de la surface terrestre sur laquelle vit un groupe humain appelé Djikiyeu avec toute la rigueur que cela requiert. A leur faire la fête, la jeunesse se prête à leur jeux et elle reconnait tacitement son éternelle allégeance. Ce que je refuse avec la dernière énergie. La jeunesse doit collaborer/coopérer avec les aînés. Stop à l’infantilisation sous toutes ses formes. La survie de notre peuple est engagée. C’est une course contre la montre. Engageons le combat maintenant parce que….

….de la Sainte montagne de Gbéga et de tous Djri-sanctuaires secondaires, ceux qui sont de l’autre côté du voile nous appellent afin que nous les libérions. Ils veulent ouvrir les écluses pour nous inonder de leurs saintes bénédictions afin de nous rendre féconds de toute bonne chose et prospères de toute richesse. Disons seulement un mot et cette étendue de la surface terrestre sur laquelle vit un groupe humain appelé Djikiyeu sera sauvée. Paix nous soit de la part de nos ancêtres – hommes et femmes vaillants qui n’ont jamais été vaincus alors ne nous laissons pas vaincre par tout ce qui ne construit pas.

 P.S : Ce texte m’a coûté 2h30 de mon temps et une débauche d’énergie énorme pour réfléchir afin d’agencer les mots et les idées au mieux pour transmettre ce qu’il y avait en moi ce jour pour mon peuple. La paye que je demande c’est juste un commentaire au bas de ce texte. Paix nous soit!

GOBLE OURÉGA

  • Coordinateur Général Zikitopia
  • Informaticien
  • Technicien de l’information
  • Spécialiste en Stratégies numériques, Transformation digitale et Citoyenneté numérique
  • Certifié Google en communication et marketing numérique et digital
  • Expert en Marketing relationnel
  • Gestionnaire des organisations
  • Gestionnaire de projet
  • gourega@yahoo.fr / +225 08 04 79 14 – 03 43 84 56

 

1 Commentaire

1 COMMENTAIRE

  1. Djikidjôh

    Djikidjôh

    11 mai 2018 at 19 h 25 min

    Cela est inévitable voire primordial, la collaboration entre la jeunesse et les aînés. Mais il est évident que cela se passserait mieux si les règles et les cadres de concertation étaient prédéfinis de telle sorte que les codes maîtrisés pour la circonstance de collaboration inter-générationnelle, ladite collaboration ne puissent pas souffrir d’un désordre chaotique.

    Il est aussi évident qu’une sensibilisation tant étatique que coutumière, une volonté politique avérée en la matière, amène les uns et les autres, à poser les jallons d’une résolution comportementale des maux qui minent notre société.

    Par où commencer pour traiter ces maux? Comment soigner une telle société victime d’une crise multi-viscérale?

    Que font-ils, que faisons-nous mais que fait surtout l’État? Comment ne peut-il pas en être informé alors que le commun des mortels l’est?

    La volonté politique est nécessaire à la résolution de la crise sans doute généralisée.
    Nous invitons, en emboitant le pas à l’auteur de cet article, tous les responsables à quelques niveaux que se soit, politiques, cadres, société civile, forces vives, de se saisir de ces problèmes chroniques. Le cas échéant, ne pas hésiter à interpeller les plus hautes autorités politiques du pays car comme exposé dans le texte, le mal est national.

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