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Dida de Lakota: prends la parole, la nuit a trop duré

Gato Jean PatriceTous les enfants de Lakota doivent s’unir pour rechercher les voies et moyens pacifiques pour instaurer une cohabitation paisible entre les Dida et les gens venus du nord du pays, groupe dont sont issus les dozos. En le disant, je ne relate que la stricte réalité. Loin de moi l’idée d’avancer une quelconque accusation. Mais, il faut dire les choses telles qu’elles sont pour espérer trouver les remèdes y afférents.

Car, nous constatons malheureusement  qu’il n’y a rien à l’horizon du côté des politiques. Il nous appartient, à nous, de prendre des initiatives, pour faire en sorte que les Dida et les gens venus du nord du pays se parlent et se réconcilient. A cet effet, il faut que les chefs des villages Dida demandent au préfet, représentant l’État de Côte d’Ivoire  à organiser une rencontre entre toutes  les communautés qui vivent dans le département de Lakota. Le préfet peut donner la forme qu’il convient à cette rencontre. Tous les différends seront ainsi traités et aplanis pour que les populations vivent en paix.

Se taire et espérer que la solution tombe du ciel nous expose à la disparition. Car, notre silence est considéré comme une acceptation de cet état de fait. Il ne faut pas non plus espérer que le silence calme les tueries des dozos. Au contraire, le silence les encourage à continuer leur sale besogne.

Quant à vous mes frères de Lakota, arrêtez de pleurer, apportez vos propositions à l’espace zikisso.com qui est notre vitrine à tous. Si les pleurs pouvaient arrêter les dozos, ils l’auraient fait depuis fort longtemps. Depuis 2002, ils sèment la désolation partout, sans état d’âme. Nous ne sommes pas des guerriers ici à Lakota. Le peuple Dida est un peuple pacifique et bon. C’est d’ailleurs ce prétexte qu’utilisent ces assaillants pour nous traiter de paresseux et de tous les maux. Sinon, comment comprendre cet acharnement de gens qu’on a reçus à bras ouverts.

Toute considération mise à part, le peuple Dida doit se prendre en charge. Arrêtons de courir après le président, les ministres, les députés et autres. Si nous respirons par nous-même, cela signifie que Dieu nous a donné la capacité de nous prendre en charge. Ces gens qui sont aujourd’hui de soit disant “riches” dans nos villages, ne sont pas arrivés dans ces villages avec des plantations en main. Ils mettent en valeur des terres que nous leur cédons. Il est donc temps de prendre conscience que ces terres sont des richesses que nous devons jalousement conserver. Comment voulez-vous que ces gens nous respectent? On attend qu’ils nous apportent la banane, le piment, le gombo, l’aubergine, le manioc, etc…etc…, avant de manger. On oublie que c’est avec l’argent que nous leur fournissons qu’ils achètent les armes pour nous soumettre. Si nous pouvons travailler dans nos champs, éviter de mettre toutes nos richesses dans les mains des dozos, ils seront moins riches. A ce moment, ils prendront conscience qu’on a besoin les uns des autres.

J’invite donc le peuple Dida à se lever, pas avec les armes mais, avec sa conscience de paix, de bonté et du sens élevé de l’hospitalité. Je sais que les mêmes qui nous tuent vont rire, se moquer de cette façon de voir les choses.

Mais, chez-nous on dit et je cite: “La tortue ne met pas bas un animal à poils”. Aussi, le peuple Dida qui est un peuple de paix, ne peut rester qu’un peuple de paix.

Que Dieu vous protège!

Jean Patrice DJAGO

 

 

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