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Comme on le dit à Abidjan : “Je m’en gaba”.

Il est dit que si tu ne fais pas la politique, la politique te fera. Je l’accepte et je ris aux éclats à m’en étouffer. Fichtre!!!! Comme on le dit à Abidjan : “Je m’en gaba”.

Une seule chose m’importe en ces moments : réveiller la conscience des miens “intellectuels” sur le sort de mes parents de Zikisso. Le reste, m’en fiche éperdument. Aussi, je me ferai impertinent pour cela. Ce que j’ai vu ces derniers jours suite aux inondations d’Abidjan m’a démontré que l’intérêt commun doit primer sur l’individualisme.

En une nuit, des personnes qui trônaient au sommet ont été réduits à leur plus simple expression d’humains finis, fragiles devant la puissance de la nature. Parce que beaucoup de personnes que j’aime et que j’estime partagent les mêmes réflexions que ces personnes que mes pauvres mains ont secourues, je suis en droit de dire que leur comportement vis-à-vis de leurs parents que nous sommes n’est que vanité, poursuite d’illusions. Une nuit, un instant et le néant, l’abîme.

Nos villages ont besoin de personnes qui voient plus loin que le bout de leur nez; de personnes qui voient plus loin que leurs petites personnes finies. Quand on n’a pas été un jour confronté à la petitesse de l’Homme; quand on a jamais vu l’Homme dans les limites de sa condition d’être fini, on peut se croire au-dessus de ses frères parce qu’on a “un peu”. En une nuit des personnes qui avaient autant ou un peu plus que beaucoup de personnes de ma chère région de Zikisso ont tout perdu dans la nuit du 19 eu 20 juin 2018. Ce qui est arrivé à ces gens peut vous arriver.

Une seule alternative et un seul conseil d’une personne qui a été sur le terrain dès les premières heures : balle à terre.

Qu’il y a-t-il à être orgueilleux d’une certaine possession qui s’envolerait au moindre écart des éléments naturels. Vanité!

Notre région Zikisso a besoin de tous ces enfants, chacun venant avec ce que la providence lui a concédé. D’ici ou là-bas dans le fin-fond de l’Australie, nous venons des mêmes djris. Zikisso c’est chez nous. Nul sacrifice ne sera moins important qu’un autre, chacun faisant sa part en fonction de ses moyens. Pas d’hésitation! Ensemble, élançons-nous au chevet de la terre-mère malade.

Que la politique politicienne ne nous sépare pas. Que la paix nous soit!

Nayissako!

 

 

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