Notre terre nous appelle – ZIKISSO
RÉGION DE ZIKISSO

Notre terre nous appelle

Aucun bien matériel n’est éternel. Ce qui est éternel transcende le matériel et peut être résumé en un seul mot par l’amour. De cet amour découle tout ce qui permet aux hommes de bâtir pour l’éternité. Les individus passent mais les communautés et les sociétés restent. Il est donc essentiel pour nous d’aborder toute situation sous l’angle de l’amour.

Sur cette terre de Zikisso, il ne nous reste qu’une seule alternative, celle de vivre un amour vrai entre nous, fils et filles. Ainsi nous pourrons bâtir un peuple fort et laisser en héritage aux générations futures une civilisation et une culture de paix. La paix socle de tout épanouissement. 

Le constat est amer. Notre belle région se meurt. N’est-il pas temps que dans les villages et dans notre région la rupture se fasse? Nous sommes à un tournant de notre histoire en tant que peuple. Notre survie est engagée. Il nous faut aller à l’essentiel. Il faut que les enfants de Zikisso se retrouvent et se parlent. Le train du développement passe et il ne s’arrête que là où il y a un peuple fort et uni. Éloignons les oiseaux de mauvaise augure. Éclaircissons nos horizons. Chantons des hymnes de fraternité et sachons travailler ensemble.

Un sage disait que nul n’est assez pauvre pour n’avoir rien à offrir et nul n’est assez riche pour n’avoir rien à recevoir. Chacun individu de notre peuple compte car chacun porte en lui une part de la solution à nos manques et à nos limites. Que vaut une richesse matériel face à la richesse d’être en communion avec ses frères et ses sœurs? A l’évidence la vraie richesse c’est d’être uni. L’union fait la force. La force permet de se défendre et défendre ses droits. Zikisso est lésé dans le Lôh-Djiboua. Zikisso est lésé dans cette Côte d’Ivoire en marche vers son émergence. Zikisso est lésé parce que ces enfants sont divisés. A nous battre pour des peccadilles, nous hypothéquons l’avenir de nos enfants et de cette région qui nous est, je le pense, si chère.

Condamnons-nous à l’union et à la fraternité. Condamnons-nous à la paix et à la cohésion. Nous emprunterons ce train du développement qui passe par cette fameuse nationale Niakpalilié-Laouda et toutes les infrastructures communes. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne ni d’une seule sous-préfecture. C’est notre affaire à tous.

Parce que nous ne pouvons tous parler en même temps et de-ci et de-là, nous désignons des leaders, des porte-paroles : chefs de villages, chefs canton, Député, Maire, présidents d’associations et de mutuelles, etc. Ils sont garants de notre cohésion. Cette une noble mission que de se voir confier la responsabilité de représenter un peuple. Le peuple Djikiyeu en vous met toute sa confiance. Ici ou de par les océans, un peuple compte sur vous pour ne pas rater le train du développement.

Nous pesons le poids de vos responsabilités. Nous sommes conscients que vous n’êtes que des Hommes. Nous sommes conscients que vous faites de votre mieux. Sachez compter sur vos frères et sœurs qui seront toujours là pour vous épauler toutefois que vous savez reconnaître leurs valeurs. On est plus fort ensemble. Les Djikiyeu sont plus forts ensemble.

Notre terre nous appelle. Dans l’amour, la fraternité et la paix répondons tous à cet appel fort.

Nayisôkoh!

 

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