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LES DOZOS ATTAQUENT NÈKO, LE VILLAGE DE BOGA DOUDOU

NEKO-25Suite à une malencontreuse et douloureuse situation à Nèko, une altercation suivie d’une bousculade ayant entrainé la mort d’un des belligérants dans un accident mortel de circulation. Des Dozos, une milice sanguinaire du pouvoir Ouatara, sont partis de Lakota, une ville située au Sud de la Côte d’Ivoire, en pays Dida, dans une opération punitive sur Nèko, le village de feu Boga Doudou assassiné par ces mêmes Dozos le 19 septembre 2002.

Tirant dans tous les sens, violant, pillant, et incendiant tout le gros village. Une véritable razzia des temps sauvages.

GNADOU Dano Zady

GNADOU Dano Zady

Si nous condamnons l’acte lâche et insensé qui a entrainé la mort du chauffeur du camion de transport qui avait raison de réclamer son dû, nous ne pouvons accepter que les Dozos, fussent-ils du pouvoir Ouattara, se substituent aux forces de l’ordre et à la justice.

Des Dozos qui démontrent tous les jours que la Côte d’Ivoire, sous Ouattara, est loin d’être un pays de droit, un pays réconcilié et en paix.

 

 

2 Commentaires

2 Comments

  1. GBOGBODJAKOLAIS

    11 novembre 2015 at 3 h 08 min

    Je voudrais tout d’abord souhaiter mes condoléances les plus attristées à la famille de la personne tuée dans l’accident dont on nous parle. Ceci étant dit,les images de ce village saccagé sont choquantes. Elles sont trop fréquentes à Lakota. A penser que ces dozos veulent rayer Lakota de la carte de la Côte d’Ivoire.Un homme est mort, il appartient à la justice de saisir le coupable pour le punir.Quelle est cette logique qui veut qu’on détruise tout un village pour une faute commise par une personne.C’est à penser que ces dozos veulent chasser les Didas de Lakota. Mais alors, où vont-ils aller vivre ces Didas que les dozos ont trouvés sur place? Dans tous les pays où vivent des hommes, il y a un mode de règlement des conflits. Car, après le conflit la vie continue. Il y a un proverbe de chez-nous qui dit et je cite:” Ce sont les branches d’un même arbre qui se frottent.” Les dozos ne sont pas une génération spontanée. Il me semble qu’ils ont une origine.S’ils ne supportent pas vivre ensemble avec les Didas de Lakota, qu’ils retournent là d’où ils sont venus.Car en agissant ainsi, ils empoisonnent aussi la vie de ceux qu’ils croient défendre. Je le répète encore une fois, je partage la peine des proches de la personne qui est décédée. Mais, il n’appartient pas aux dozos d’infliger des souffrances inutiles à toute une population pour une faute commise par une seule personne. C’est tout simplement indigne du genre humain. Un homme est un être qui réfléchit. Les dozos en armes qui se comportent ainsi, c’est tout simplement une insulte pour les hommes que nous sommes. Il est vrai, ils “bandent les fusils” pour saccager le village de Néko,mais quel avenir préparent-ils pour les générations futures? Sont-ils sûrs que leurs enfants, leurs petits-enfants seront aussi en armes comme cela pour saccager les biens des autres? J’appelle ici de façon modeste les autorités à arrêter ce déluge de haine. Maintenant qu’ils ont détruit Néko, que va-t-il se passer? Ils vont attendre une autre occasion pour anéantir le peu qui reste peut-être. Il faut que les enfants de Lakota saisissent cette dernière occasion, aidés les autorités pour vider ce contentieux qui dure. Quand je dis “les enfants de Lakota”, je parle de toutes les composantes de la population sans distinction aucune. Cordialement,

    GBOGBODJAKOLAIS ” Que la lumière sorte de celui qui la porte encore pour sauver les Didas de Lakota”

  2. ALAIN ZADI

    ALAIN ZADI

    13 novembre 2015 at 20 h 37 min

    Evènement de Nèko 1. Plus jamais ça.

    Les commentateurs précédents ont déjà relaté l’essentiel de ce qui était à dire sur ce malheureux événement, mais nous contenter de ces deux interventions signifierait que les lecteurs de Zikisso.com en général, et nous les ressortissants de Djikidjoh en particulier, n’y accordons que très peu d’importance. Il faut que ce site soit inondé de toutes les indignations suscitées par cette barbarie qui n’en finit pas d’empoisonner l’existence de nos parents. Un pays digne de cette appellation ne peut pas se permettre de pérenniser un tel désordre au sein de ses populations. Trop, c’est trop,comme dirait l’autre. Les habitants de Nèko1 ne méritent pas ce qu’ils sont entrain de vivre. Il faut que cela cesse.

    Comme l’ont fait mes prédécesseurs, je n’oublie pas de m’incliner devant la mémoire du compatriote décédé au cours de la bagarre dont il a été question. Je m’associe en outre à la douleur de ses proches à qui j’adresse mes condoléances les plus attristées. Je leur demande de rester dignes face à cette épreuve extrême, car tout compte fait, notre destin est malheureusement plus fort que nos rêves et nos projets.

    Ceci dit, je serais de mauvaise foi si je ne disais rien du comportement de certains de nos jeunes frères restés dans nos villages. Chers frères, il faut absolument que vous revoyez votre comportement. Cela s’impose pour une symbiose entre ceux à qui vous avez vendu , que dis-je, bradé les terres de vos parents dont vous n’êtes que de simples héritiers. La situation dans laquelle se trouve notre pays vous impose d’être très prudents dans vos relations avec les autres. Ne les provoquez pas inutilement, mais ne cédez pas non plus à leurs provocations, car vous êtes obligés de vivre ensemble eux et vous par votre propre faute. Je le dis parce que selon ma source d’information,les dégâts qui ont été causés aux habitants de Nèko 1 auraient pour auteurs les dozos habitants les campements environnants.

    J’en viens ensuite à la responsabilité des chefs de nos villages.
    Loin de moi l’idée de vous accuser formellement de tous les comportements indignes de nos jeunes frères, je voudrais vous inviter à plus de vigilance et à plus de sens de responsabilité. Un chef, c’est celui qui incarne l’autorité. Il doit par conséquent avoir un règlement intérieur qui régisse les personnes qu’il commande, de sorte que les contrevenants à ce règlement intérieur soient sanctionnés devant la court traditionnelle.

    Je ne terminerai pas mon intervention sans m’adresser à nos frères et soeurs qui sont prompts à toutes sortes d’amalgame. Je me souviens avoir été traité de pro Ouattara pour avoir condamné ceux qui en 2010 avaient poussé nos jeunes frères de Djidji à empêcher certains Dioula de voter,quand ces jeunes avaient été blessés à l’arme blanche par les ceux qui n’attendent que ce genre d’occasion pour assouvir leur triste objectif. Vous devez arrêter cet amalgame, car il n’y a pas que la politique pour vivre. Avant l’avènement du multipartisme, on vivait déjà en parfaite harmonie avec nos frères originaires du nord de lde notre pays appelés Dioula.

    Votre serviteur n’a pas de parti.je ne crois plus à la politique Africaine. Je ne voterai plus jamais en Côte d’Ivoire jusqu’à la fin de mes jours. Je veux être un homme juste,et donc je ne supporte plus aucun parti politique depuis les événements de 2010. Je veux servir ma vérité, rien que ma vérité. C’est pourquoi je n’ai pas peur d’être attaqué par ceux qui veulent que je ne dise que la leur.

    Dieu garde les habitants de Nèko 1.

    Alain Zadi,

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