RÉGION DE ZIKISSO

Le glyphosate ou les limites de nos intellectuels et de nos élus.

Zikisso, département de Lakota, Région du Lôh-Djiboua, Sud-ouest de la Côte d’Ivoire. moins de 10 000 habitants , 99% de paysans.  Belle situation géographique et autant de potentialités et de possibilités agricoles et entrepreneuriales.

Au fil des années, de nos arrières grand-parents à nos pères, les productions agricoles n’ont cessé de baisser en quantité et en qualité. La recherche effrénée des gains a introduit sur notre territoire l’utilisation des pesticides à outrance. Même le désherbage pour les cultures vivrières se fait de nos jours aux herbicides plus de dabas ni de machettes.. Plus d’effort.

Et pourtant, nous savons les risques. Nous savons les risques sanitaires, écologiques, environnementaux, etc.. Qui accuser ? Ces pauvres paysans qui luttent juste pour améliorer leurs productions et leurs conditions de vie ? Les intellectuels ? Les élus ?

Le glyphosate ou les limites des nos intellectuels et de nos élus.
Ces mêmes produits dont les effets nocifs sont avérés ont une belle carrière devant eux dans notre belle région. Et voila encore un autre problème qui nous oblige à repenser beaucoup de choses sur notre beau territoire, notre belle et riche région.

Le développement local est la prise en compte des problèmes immédiats des populations.
Les grandes infrastructures d’accord mais pour qui ? Une population composée à 99% de paysans ‘pauvres ‘ et rien que des dons et des festivités . Aucune politique de promotion des nouveaux modèles agricoles, des nouveaux modèles de productions intensives, etc.. Aucune politique de préservation des forêts. Aucun séminaire de formation, aucune conférence sur la résilience face aux changements des systèmes climatiques et hydriques.

Alors Zikisso compte-il des intellectuels ou juste des personnes abonnées aux honneurs et aux gloires sur la misère de nos parents. La course aux postes sans projet de société, sans dire ce qu’on fera pendant notre magistrature pour faire passer nos parents de paysans à agriculteurs, comment créer des coopératives fortes et performantes, comment lutter contre l’exode rurale, comment faire participer la jeunesse à la gestion des affaires de la cité, comment autonomiser la femme et la jeune fille, etc…
Trop de choses à faire et à refaire chez nous. Alors excuser que moi je ne sois pas impressionné par vous tous ni même par moi-même me comptant parmi les ‘intellectuels’.

  • J’ose croire que ces choses citées plus haut, nous ne savons pas.
  • J’ose croire que nous ne les avons pas étudiées.
  • J’ose croire que nous n’en avons pas fait des mémoires et des thèses.
  • J’ose croire qu’étant que chercheurs nous ne travaillons pas sur ces choses dans nos laboratoires.
  • J’ose croire qu’en tant qu’agents de l’Etat ne le faisons pas chez les autres.
  • J’ose croire qu’en tant qu’employés du privé nous n’allons pas animer des séminaires et des conférences sur ces choses dans d’autres contrées.
  • J’ose croire que nous sommes réellement ignorants de ces choses.

Sinon si le contraire est avéré alors nous sommes les vrais tueurs de nos parents pas les pesticides tels que le glyphosate. Et là, résident les limites congénitales de nos intellectuels et de nos élus.

J’ai dit ce que je savais à savoir qu’il existe des choses qui marchent ailleurs. Des choses qui améliorent les conditions de vie des populations rurales.

Il faut se mettre à sa propre responsabilité de faire les choses dit Gunter Pauli.

Nayissakoh !

 

 

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