Actualités

Le droit des femmes à l’héritage foncier

Carte territoriale de Zikisso

Carte territoriale de Zikisso

J’aimerais attirer l’attention de nos chefs sur le droit des femmes, des filles quant à leur part à l’héritage foncier.
En effet, il est inconcevable qu’au 21 ème siècle, d’une part, qu’une femme n’ayant pas eu de fils soit privée de ses terres, voire chassée de la maison familiale suite au décès du mari. Ce fut le cas de ma grand-mère pour ne citer qu’elle.
d’autre part, dans chaque village, il ne manque pas d’exemple de nos sœurs qui sont amenées à mendier des parcelles de terre cultivable auprès de leur frère, oncle pour pouvoir nourrir leurs enfants.
Que faites vous pour remédier à ce manque ?
Laurence SERY

Message adressé à l’endroit de nos chefs par notre sœur Séry Laurence dans les commentaires de l’article : CHEFFERIE. Nous l’avons publié pour son actualité. Brader les terres de nos ancêtres ou trouver une alternative en réfléchissant sur le droit des femmes à l’héritage foncier.
That’s the question !
Hémé Lhey Ley Kha Kbana Wéli !
Zady Briand,

 

2 Commentaires

2 Comments

  1. ALAIN ZADI

    ALAIN ZADI

    24 septembre 2015 at 16 h 33 min

    UN APPEL A LA CONSCIENCE COLLECTIVE

    L’article de notre soeur Laurence Séry relative au droit des femmes au foncier est une adresse à nous tous, et chacun doit à quelque niveau qu’il soit, y réfléchir, car sur cette question, nous observons tous la manifestation flagrante et notoire de l’injustice à l’endroit des femmes dans notre région.

    Oui, merci madame Séry d’avoir ouvert ce débat qui ne manque pas d’intérêts, car bien que nous soyons unanimes sur le fait que c’est la femme qui donne la vie, que la femme doit être protégée, qu’elle est notre mère, il est difficilement admissible que nos coutumes lui accordent si peu de droits par rapport au foncier.
    Le cas d’une femme qui a perdu son mari et qui n’a malheureusement pas eu d’enfant frise le crime. Celle là aura tout perdu, car dans le village où elle était mariée, elle n’a pas droit à la terre alors que du vivant de son mari, elle a participé à la création de ses plantations. Elle se voit parfois chassée de la maison conjugale, mais pire, lorsqu’elle rentre dans son village natal, elle n’a droit à aucune parcelle de terre de son père défunt.

    Quand je pense à ce genre de problèmes qui rongent encore notre société alors que des gens se disent chefs de village, chefs centraux, je me demande à quoi ils servent.

    Oui, ton article est un appel à la conscience collective,madame, et j’espère que d’autres personnes interviendront après moi pour te soutenir. Salut.

    Ton frère Alain Zadi

  2. ABALE KOUDOU CHARLES

    30 décembre 2015 at 14 h 01 min

    De même que nous souhaitons le développement de notre région,c’est cette même manière que nous devons tous nous mettre ensemble pour que cette loi injuste de la tradition que les hommes mettent au devant quand t’il s’agit de donner une petite parcelle de terre a leur sœur, soit annuler complètement dans notre région de zikisso.
    Quand il s’agit de terre,la femme n’as pas droit,comme si elle n’était plus la fille du défunt.
    Quelle méchanceté?
    Et avec ça quand la femme perd son père vous lui demander étant sur le choc,de payer certain nombre de pagne, de mouton, souvent même de l’argent pour dire qu’elle a enterre son père dignement ou pour dire que les obsèques ont réussis . Quand elle est l’aîné de la famille là c’est grave.
    Les gens prennent le mauvais coté de la tradition pour imposer aux femmes quand cela les arrange.
    Ma sœur LAURENCE,si aujourd’hui nous arrivons a échanger sur ce sujet,c’est que bientôt Dieu va réparer cette injustice faite a nos maman.
    Car DIEU est le DIEU de la justice.
    Bonne fête de fin d’année a tous les djikiés et que
    Dieu nous garde.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

To Top