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HOMMAGE AU PÈRE GUICHARD

Il va à Gnawlédouhou où il lui est demandé d’établir le siège de sa nouvelle paroisse. Deux villages séparent Djidji de Gnawlédouhou: Gwôgwôwili (Gogohouri) et Makôblé (Makobéri). Mais, comme celui de Djidji, le territoire de Gnawlédouhou est composé de cinq villages, également : Gnagbaméko (Niagbaméko), Yi-caco ou Lôhwou-mboko (Lohoubéko), Galoko (Gareko), Gbadjaléko (Olirédou), Lahaglô (Lagro qui s’est détaché de Gbadjaléko), et Yé-ylico (Yériparéhoin) ; plus un quartier djoula, situé face à gboho.

En traversant tous ces villages de Djidji et de Gnawlédouhou où il sera accueilli par des membres de la famille des gbayélépalé-nwan à Gbadjaléko dont Gôba Paul et Gwlé Clitôphe , le père a sur les lèvres, une chanson en latin : Couplet : laudate, laudate, laudate Maria (bis) Refrain : Maria, Maria, laudate Maria. Cette chanson veut tout simplement dire : ‘‘Nous te louons Marie’’.

Dans chaque village, les Dida qui grossissent le rang des accompagnateurs du père jurent par tous les dieux qu’ils ont bien compris de quoi il s’agit. En effet, ‘‘ce Blanc qui traverse les villages de Djidji et de Gnawlédouhou dit qu’il faut l’accompagner à Gbadjaléko parce qu’il va y rencontrer une très belle fille dida du nom Marie qui vient, elle, de Lakota’’, se disent-ils les uns aux autres.

Alors, le cœur plein de joie, ils répètent pieusement après le père Guichard. Le soliste : Lakota de, Lakota de, Lakota de Maria (bis). La foule : Maria, Maria, Lakota de Maria. Le soliste : Maria, Maria, Lakota de Maria. La foule : Maria, Maria, Lakota de Maria…

A lire dans: Histoire des Zikié de TEBI JOACHIM ABLE (à paraitre en juin aux éditions Desplichon, Paris).

 

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