RÉGION DE ZIKISSO

A l’impossible nul n’est tenu!

A l’impossible nul n’est tenu!

Ce proverbe peut s’expliquer ainsi: Personne ne peut avoir l’obligation de réaliser un acte si celui-ci n’est pas réalisable.

Qu’en est-il d’une tâche qui est réalisable et pour laquelle on ne se sent aucune obligation? Voila une des questions fondamentales qui sous-tende l’évolution et le développement des communautés. Elle renvoie de facto à la responsabilité individuelle dans la gestion des affaires communes; à la responsabilité face à l’intérêt général.

Il est de coutume de se cacher derrière des pseudo-limites qui ne sont en fait qu’un manque de volonté ou une marque de mauvaise foi à réaliser les actes pour lesquels nous avons pris un engagement devant la communauté. Il en va ainsi pour tous les niveaux de responsabilités de celui de chef de famille nucléaire à celui de chef d’Etat en passant par ceux de chef de village ou de maire, député et autres.

Le philosophe stoïcien Sénèque a dit : ‘Vendre l’Etat c’est se vendre soi-même avec lui’. Ne pas assumer ses responsabilités et contribuer ainsi à la dégénérescence de sa communauté c’est se condamner soi-même à sa propre dégénérescence. C’est la fin qui guette tous ceux qui ont une parcelle du pouvoir divin et qui n’en sont pas à la hauteur. Le mérite étant de le reconnaître!

Il est de ce fait impérieux de mesurer l’ampleur des actes à réaliser pour le bien-être d’un peuple avant de vouloir se porter à sa tête. Quand par un heureux hasard l’on est porté à gouverner, la sagesse recommande d’être circonspect et attentif à tous afin de réussir à faire collaborer et coopérer tous ceux qui peuvent avec nous supporter la charge, non pas pour diluer la responsabilité mais pour trouver les personnes à même de réaliser les tâches pour lesquelles nous n’aurions pas les dispositions naturelles.

Il n’existe aucun acte moralement admissible qui ne puisse être réalisé pour permettre à une communauté humaine d’aller toujours plus de l’avant. Tous les actes irréalisables sont soit moralement inadmissibles soit ils n’ont pas été délégués aux bonnes personnes pour leurs pleines réalisations. Voilà ce qu’il nous faut corriger pour que nos villages et notre région connaissent un développement harmonieux intégré et intégral.

Nous devons nous sentir l’obligation de travailler ensemble avec nos frères et nos sœurs. Il n’y a pas d’alternative à cela au risque de périr tous ensemble. La nature humaine ayant cette capacité de s’adapter à toutes les situations, adaptons-nous à cette ère de la mondialisation, des nouveaux modèles économiques, des TIC et de l’IA qui demande de collaborer et de coopérer pour être plus productifs.

Il n’est pas encore trop tard sur notre terre de Zikisso et dans tous nos villages. Yes we can!

Nayisôkôh!

 

 

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