RÉGION DE ZIKISSO

A défaut d’être le meilleur…

Les élections municipales et régionales sont prévues pour le 13 octobre 2018. Tous les états majors sont en ébullition. Combien seront-ils à se lancer à l’assaut du bureau situé à coté du château d’eau ? Très nombreux comme nous y sommes habitués sous nos tropiques. Chacun ayant l’intime conviction d’être l’homme de la situation.

Quelles interpellations n’ont pas été faites ? Les crieurs se sont essoufflés de cris dans les déserts ou plutôt du haut des montagnes sacrés. Les combattants de la liberté ont essayé autant que faire se peut d’avertir les peuples dans les ghettos que sont nos villages. Les temps s’écoulent allègrement vers le 13 octobre 2018. Et 5 jours plus tard soit le 18, nous fêteront la date anniversaire du bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne. Il a bâti et nous avons été oublié. Était-ce lui le fautif ou nos propres enfants ? Les hommes passent mais le peuples et les territoires restent.

Le 13 octobre sonnera le début d’un quinquennat. Celui qui sera à la barre du navire à défaut d’être le meilleur devra être responsable et affronter les défis du développement de la commune de Zikisso. Mais du haut de sa magistrature, qu’il n’oublie pas qu’il lui incombe aussi le rôle de participer effectivement à l’érection si ce n’est deux mais d’au moins une commune rurale dans les sous-préfecture de Djidji ou de Gagoré. En cela il devra être une force complémentaire aux actions du Député à moins que la même personne ne soit revêtue des deux responsabilités de Maire et de Député. Ah ! le cumul tant décrié mais autant savouré.

Quand viendra l’heure des bilans à mi-parcours ou à la fin de la mandature, sur quoi porterons-nous nos analyses ? Aussi ce ne sont pas eux mais nous qui sommes les coupables; même pas nos parents paysans mais nous les ‘intellectuels’. Et qui sait que parmi tous ces candidats il n’y en a pas à pléthore qui s’arrogent ce titre. Oui les intellectuels sont les plus grands filous en Afrique et particulièrement à Zikisso; exploitant les pauvres paysans – leurs parents dans le seul but d’assouvir leurs égos et leurs vanités. Nous ne pourrons vous juger mais vos consciences seront vos juges et souvent elles sont implacables dans les silences de vos cogitations solitaires mais que nous vous souhaitons salutaires pour la bonne cause commune voire communale.

Nous vous regardons chers candidats. A vos danses de sorciers nous participeront surement mais sachez qu’un jour il fera jour et le peuple qui vous sert d’escabeau se retirera de lui-même de sous vos pieds. Vous serez alors suspendus là-haut tout seul. Plusieurs l’ont vécu et continue de le vivre mais le drame de l’africain c’est de ne plus avoir de mémoire. Là se trouve la source de nos souffrances. Oui à vouloir se prendre pour le meilleur, on finit plus bas qu’on ne l’aurait imaginé.

Notre souhait est que nos populations ne subissent aucunement les effets de vos discordes. Épargnez nos familles et nos villages de conflits inutiles. Le 13 octobre est encore loin. Vous avez encore le temps de vous concerter. Vous avez encore le temps de poser les bases d’une collaboration et d’une coopération fructueuses dans l’intérêt supérieur de notre commune, de nos sous-préfectures et de notre région.

Nous n’avons pas besoin de nous comporter comme les autres. Trouvons nos propres leviers pour le développement intégré et intégral de notre si belle et si riche région. Aucune force ne doit nous en détourner.

Le défi est lancé d’ici le 13 octobre 2018 pour que ce jour du 13 octobre soit un jour de paix et de réjouissance.

NAyissakoh !

 

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