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Nous avons tous les ressorts pour tout rééquilibrer

“Quand une collectivité renie son projet, il n’en résulte que déséquilibre et vanité”.

Voilà ce qu’écrit Edouard Glissant dans l’introduction de « Le discours antillais » Editions Gallimard, 1997

Nos pères ont âprement lutté afin de nous léguer un territoire. Nous ! Nous avons joué des coudes pour l’émietter. L’on rétorquera que c’est l’évolution normale des territoires. L’administration doit se rapprocher des administrés. Ceux-ci doivent bénéficier au même titre que les autres populations des retombés de notre richesse nationale commune. Certes !

Le constat est clair. C’est un fait. Au sein des entités nées, les mêmes comportements qui ont précipité le morcellement de la terre-mère originelle sont au long cours. Leur ampleur a accrue. Les nouveaux territoires sont plus petits. Aussi, les dinosaures y sont à l’étroit.

Les projets d’antan qui avaient été brandis pour précipiter les autonomies ont été relégués au centième plan. Et on se bat pour de peccadilles. Les populations attendent en vain les fruits des espérances promises.

Si ce n’est pas moi, ça ne sera pas toi. Pour la gestion de mutuelles villageoises : des réjouissances programmées déprogrammées. Qu’en sera-t-il alors quand viendra les temps des grandes responsabilités administratives locales ? Vanités de ceux en qui les populations avaient placé leurs confiances et leurs espoirs. Et pourtant on voulait battre à plat de couture dans la course au développement les frères orgueilleux du Sud.

Ces guerres de dénominations à l’évidence cachaient des intentions. Elles n’étaient qu’un pari sur la conscience de nos parents paysans.

Les projets n’étaient-ils pas pour le bonheur et le bien-être des nôtres sur les terres de nos ancêtres ?

Asseyons-nous et discutons !

Nos saluts en tant qu’individus et en tant que collectivités se trouvent dans la coopération et la collaboration sur des bases saines. Nous avons tous les ressorts pour tout rééquilibrer et satisfaire au rêve que nos pères ont fait d’un peuple fort, fraternel et solidaire sur un seul territoire prospère avec ses trois entités administratives.

Alain Ouréga Goblé
Structuraliste
Frater des espérances têtues

 

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