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11 choses qui peuvent épuiser votre cerveau

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1. Préoccupations

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Les émotions fortes, allant de l’extase au profond chagrin, nous déconnectent de la réalité. C’est un peu comme une adolescente amoureuse qui rêvasse en pleine conversation, et qui est incapable de se concentrer en classe.

« Une personne qui tombe amoureuse est plus affectée par les hormones ocytocine et endorphines, qui augmentent le sentiment de plaisir et le comportement d’acceptation », explique le Dr Penny B. Donnenfeld, psychologue clinique dans un cabinet privé de New York. « Elle devient préoccupée par des pensées amoureuses qui peuvent interférer avec l’attention et la concentration, ce qui peut ensuite nuire à la mémoire. Ce phénomène survient à différents degrés, mais il est plus prudent pour certains de se détacher de leurs préoccupations romantiques. »

2. Commotion cérébrale 

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Nous avons tous vu des combats de boxe où un concurrent tombe K.O., puis remonte sur le ring quelques semaines plus tard comme si de rien n’était. « Nombreux sont ceux qui souffrent d’amnésie après une commotion », précise le Dr David Patterson, directeur de l’Association californienne pour les lésions cérébrales et d’un centre de rééducation. « Certains continuent même d’exercer leur métier de façon mécanique sans se souvenir des détails de leur journée ». Le Dr Patterson ajoute que les commotions cérébrales, même légères, peuvent déranger le métabolisme du glucose, nécessaire à l’activité électrique du cerveau et au traitement de l’information.

3. Événement émotionnel traumatisant

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D’importants progrès ont été faits dans la compréhension et le traitement du syndrome de stress post-traumatique. Parmi les symptômes déclenchés par un événement traumatisant qui perturbent la qualité de vie, on remarque la dépression, les changements de personnalité, les difficultés de concentration, la perte de mémoire et les hallucinations visuelles et auditives. Le stress post-traumatique se manifeste le plus souvent trois mois après l’événement, voire même au bout de quelques décennies dans les cas de maltraitance des enfants par exemple.

4. Abus de drogue et d’alcool

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On le sait bien, certaines substances réduisent les capacités d’action, de perception et de cognition, c’est d’ailleurs pour ça qu’on les consomme. Pour les drogues connues, comme l’alcool, la marijuana et la cocaïne, les effets cognitifs sur un adulte lambda sont limités dans le temps. Le Dr Mitch Earleywine, professeur agrégé de psychologie à la State University of New York à Albany, explique que la perte de mémoire à court terme est une étape du processus de vieillissement, même si les fumeurs de marijuana d’âge mûr imputent ce phénomène à leur consommation. D’un autre côté, l’abus d’alcool inhibe la capacité de mémoire du cerveau en accord avec la progression de l’alcoolisme. Enfin, les consommateurs de méthamphétamine ressentent parfois des symptômes de dysfonctionnement cognitif grave, comme la sensation d’avoir des insectes sur la peau tandis que leur tolérance a déjà réduit l’effet euphorique de la drogue.

5. Manque de sommeil

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En 2008, une étude de la Fondation du sommeil aux États-Unis a révélé que les Américains dorment environ 6 heures et 40 minutes par nuit en semaine. Il y a un siècle, la moyenne était de 9 heures. Si la plupart des gens vivent très bien avec 7 à 9 heures de sommeil par nuit, de nombreuses études ont montré qu’une personne est plus apte à faire des exercices de mémoire et résoudre des problèmes après une bonne nuit. Lorsque le cerveau est privé de sommeil, la concentration, le contrôle émotionnel et même les capacités motrices finissent pas se détériorer. De plus, les personnes qui restent éveillées pendant plusieurs jours d’affilé racontent avoir des hallucinations et souffrir de paranoïa grave.

6. Malbouffe

© iStock/Getty Images hotdog

Les chercheurs n’ont pas encore quantifié les effets précis d’une bonne ou d’une mauvaise alimentation sur la santé mentale. Cependant, nous savons déjà que les acides gras oméga-3 (contenus dans le poisson, le soja, les fruits secs etc.) apportent au corps les acides aminés dont il a besoin pour une bonne formation des cellules. Ils jouent aussi un rôle dans la production des neurotransmetteurs du cerveau, comme la sérotonine et la dopamine. On peut dire que les neurones en bonne santé sont plus efficaces et favorisent une certaine clarté cognitive, le bon fonctionnement de la mémoire et la bonne humeur. Un hot dog ou un hamburger ici et là ne réduira pas votre QI, mais une alimentation saine aide à maximiser le fonctionnement cérébral.

7. Avoir peur

© Steve Prezant/Corbis Startled man

La surprise ou la peur brisent la concentration et peuvent vous faire oublier ce à quoi vous pensiez ou ce dont vous parliez. Cette perte de mémoire temporaire est une réponse naturelle à la préparation instinctive à la lutte ou à la fuite, une réaction liée à l’instinct de survie propre à tous les animaux. Un événement perçu comme une menace potentielle déclenche une montée d’adrénaline qui monopolise toute votre attention. « Si pendant une promenade vous vous retrouvez face à un ours, vous allez entrer en alerte maximale », explique le Dr Patterson. « Vous vous souviendrez sûrement de tous les détails de cette confrontation comme s’ils étaient survenus au ralenti, mais vous ne pourrez peut-être pas vous souvenir du chemin que vous aviez emprunté. »

8. Maladie de Lyme 

© Getty Images/Getty Images Ticks

Voici un gros problème causé par une toute petite bête. La maladie de Lyme est un trouble provoqué par une morsure de tique. Après avoir été sur une biche, la tique qui se nourrit de votre sang vous transmet la bactérie borrelia burgdorferi. Cette maladie cause une détérioration cognitive et neurologique qui peut résulter en un dysfonctionnement du cortex cérébral. Les personnes souffrant d’un stade avancé de la maladie de Lyme peuvent avoir des problèmes d’attention, de concentration et de mémoire, qui vont parfois jusqu’à l’amnésie à court ou long terme. Dans certains cas, le patient peut avoir du mal à effectuer des taches nécessitant un recours à la mémoire, comme lacer ses chaussures ou utiliser un mot à la place d’un autre.

9. Manque d’oxygène 

© Science Photo Library/Getty Images Choking woman

Pour fonctionner correctement, le tissu cérébral a besoin d’un apport régulier en oxygène. Si les poumons n’absorbent plus d’oxygène pendant un temps – comme quand on s’étouffe par exemple – le cœur accélère pour envoyer l’oxygène qui reste dans le sang jusqu’au cerveau. Ce genre d’hypoxie cérébrale bénigne peut donner le tournis et perturber les capacités cognitives, mais pas pour longtemps. Des symptômes similaires surviennent aussi en cas d’inhalation de fumée et de changement d’altitude. On remarque également des pertes de mémoire en cas de privation d’oxygène, comme lors d’une crise convulsive ou d’une commotion cérébrale.

10. Neurocysticercose

© Pork tapeworm (© Garry DeLong/Oxford Scientific (OSF)/Photolibrary)

Attention, âmes sensibles s’abstenir.

La neurocysticercose est une infection parasitaire du système nerveux qui tient son origine dans l’absorption d’œufs de Taenia solium (ver solitaire). Ces œufs sont souvent contenus dans la viande crue ou mal cuite d’un porc ayant consommé des excréments humains, ou bien dans les fèces ingérés par accident. Vous lisez toujours ? C’est bien. Une fois les œufs avalés, l’acide gastrique dissout leur capsule de protection et libère des kystes de larves dans le système gastro-intestinal. Les larves rejoignent ainsi le système sanguin et sont transportées jusqu’au cerveau, où elles causent une infection pouvant mener à une hydrocéphalie – l’excès de fluide dans le cerveau. Parmi les symptômes de cette maladie potentiellement mortelle, on note des crises, des maux de tête, des difficultés de concentration, des pertes de mémoire, des problèmes d’équilibre et un sentiment de confusion.

11. Stress et anxiété

© E+/Getty Images Arguing men

À petite dose, le stress et l’anxiété peuvent être bénéfiques au fonctionnement mental ; ils nous forcent à nous concentrer pour résoudre des situations désagréables. Par exemple, le stress avant un examen aide à canaliser son attention sur les révisions. À l’inverse, trop de stress peut avoir des effets contreproductifs au niveau psychologique et neurologique. « Des études suggèrent qu’un grand stress et le stress chronique peuvent affecter l’hippocampe, la partie du cerveau responsable dans la formation des souvenirs », explique le Dr Donnenfeld. Elle ajoute que les hormones du stress, comme le cortisol, libérées par le corps peuvent surexciter le système et provoquer de la panique, de la distraction et de la fatigue.

 

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