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Syrie: quand la Russie évoque un risque de “guerre mondiale”

AAf2QnpLe Premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait le risque de déclencher “une nouvelle guerre mondiale”, dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

“Les offensives terrestres conduisent généralement à ce qu’une guerre devienne permanente”, a averti le Premier ministre, ajoutant à ce propos: “toutes les parties doivent être contraintes de s’asseoir à la table de négociations plutôt que de déclencher une nouvelle guerre mondiale”.

L’hypothèse de troupes au sol évoquée

“Les Américains et nos partenaires arabes doivent très bien réfléchir: veulent-ils une guerre permanente, pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe”, a insisté le Premier ministre russe.

L’Arabie saoudite a récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique. Et Washington, par la voix de responsables du Pentagone, a dit voir d’un bon oeil cette offre saoudienne. Les principaux acteurs du dossier syrien ont entamé de difficiles pourparlers jeudi soir à Munich sur une proposition russe de cessez-le-feu alors que l’offensive du régime de Damas, soutenue par Moscou, se poursuit sur le terrain.

la rédaction avec AFP

Les dirigeants français, russe, allemand et ukrainien travaillaient vendredi à Paris à faire avancer la paix en Ukraine, ex-république soviétique meurtrie par un an et demi d’un conflit séparatiste que Moscou est accusé d’avoir alimenté. Les discussions, qui se tiennent dans l’ombre du conflit syrien au coeur d’un intense agenda diplomatique, pourraient déboucher sur un allègement dans les prochains mois des sanctions qui étranglent la Russie.

“Je vous garantis que nous n’allons pas y passer la nuit”, a lancé M. Hollande au dirigeant ukrainien au début d’un entretien bilatéral avant la réunion, en référence au précédent sommet quadripartite à Minsk en février où les négociations avaient duré 17 heures. “Pourquoi pas !”, a répondu en français son homologue, suscitant des rires parmi les délégations. “Il ne tient qu’à toi !”, a rétorqué sur le même ton François Hollande. Lors de cet entretien, M. Hollande a accepté une invitation à se rendre en Ukraine, selon le site internet de la présidence ukrainienne. Les deux hommes ont évoqué la situation dans la région industrielle du Donbass mais aussi dans la péninsule de Crimée annexée par la Russie l’an dernier.

Avant l’entame des travaux formels, un café a réuni les quatre responsables avec leurs conseillers sur la terrasse ensoleillée du Palais de l’Elysée, côté jardin, selon l’entourage du président français. Depuis leur première rencontre le 6 juin 2014 en Normandie (France) pour tenter de résoudre une crise qui a déclenché les pires tensions entre la Russie et les Occidentaux depuis la Guerre froide, les quatre dirigeants s’étaient déjà retrouvés dans ce format à deux reprises.

Pour l’Ukraine, “le temps presse. Il faut travailler au plus haut niveau, créer un climat, +booster+ l’ensemble pour essayer de lever les obstacles” à l’application concrète des accords de Minsk 2 d’ici à la fin décembre, avait-on expliqué avant la rencontre de source diplomatique française. Ces accords, conclus entre les mêmes protagonistes le 12 février dans la capitale bélarusse, visent à mettre fin à un conflit opposant les rebelles prorusses à l’armée ukrainienne, qui a fait plus de 8.000 morts dans l’Est ukrainien depuis avril 2014. Le conflit ukrainien a conduit à l’isolement de la Russie, accusée d’avoir envoyé soldats et armes pour soutenir les rebelles du Donbass et visée depuis par de lourdes sanctions occidentales.

Paris Match

 

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