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ZIKISSO : FRCI, UNE BAVURE DE TROP !

Le Chef Central du Ziki, Loblégnon Djahi SéraphinLe jeudi 20 février 2014, Eric, fils de Gboba Gaé Emile, a été sauvagement et sans raison agressé par les FRCI à l’entrée du village de Bogoboua (Commune de Zikisso). Le jeune homme se rendait à Gagnoa, en compagnie d’autres adolescents pour une rencontre diocésaine des CV/AV (Cœurs Vaillants / Ames vaillantes). Le rassemblement à Gagnoa ayant été prévu pour la veille, mercredi 19 février 2014, la délégation de Zikisso accusait déjà un jour de retard. Gérard, le Chef de troupe exprima son impatience face à la fouille minutieuse de leurs sacs par les FRCI.

Enervés, ces soldats lourdement armés extirpèrent le garçon du véhicule et se mirent à le battre. Face aux coups qui pleuvaient sur son cousin et conformément à la devise des CV/AV: “Un pour tous ! Tous pour un”, Eric s’interposa. Ce qui permit à Gérard de s’enfuir. Quand Eric voulut lui emboîter le pas, un soldat tira dans sa direction. L’enfant, par bonheur avait déjà trébuché contre une pierre et gisait par terre. Il ne fut donc pas atteint par le tir; mais rattrapé par les FRCI il est roué de coup au dos, au ventre, à la poitrine… L’un deux, dans un accès de rage, l’assomme violemment d’un coup de crosse à la tête. L’enfant perd connaissance. Après plusieurs tractations, il est évacué à l’hôpital général de Gagnoa. Il y est à ce jour 27 février 2014. La dernière visite que je lui ai faite remonte au 26/02/2014 à 18 heures.

Une bavure de trop de la part des FRCI sur la paisible population du Ziki,

– après celles où le Chef Central de Zattoboua a perdu la vie

– après celles où les chefs de Kadèko, Gagoré, Djidji, Olirédou… ont été battus, humiliés, emprisonnés et obligés de payer de lourdes amendes

– après celles où la population a été violentée, expropriée, traumatisée à Brihiri, Digako, Douséba, Bessaboua, Makobéri, Niagbaméko et dans tous les villages du Ziki.

Une bavure de trop qui a poussé les jeunes de Bogoboua, profondément choqués, à se dresser comme un seul homme face à ces soldats lourdement armés. “Il vaut mieux mourir maintenant de vos canons que de mourir à petit feu de vos sévices”. Leur dirent-ils avant de détruire le poste de contrôle de Bogoboua et l’abri du butin de guerre construit en face.

Dépêchés sur les lieux, Dadi Yaou Mathias, chef de Olirédou, Secrétaire Général de la Chefferie Centrale du Ziki et Oyourou Gnégbré (Dallas), chef de Niagbaméko, Secrétaire à l’Organisation ont réussi à calmer les jeunes et à dégager la route barrée par la population. Ce qui permit aux Sous-préfet de Gagoré et de Zikisso de se rendre à Lakota où les attendait déjà, le Chef Central du Ziki, Loblégnon Djahi Séraphin pour une cérémonie présidée par Monsieur le Préfet du département. Les FRCI concernés ont été appréhendés par l’ONUCI et mis à la disposition de la justice.

En début d’après-midi, le Chef Central du Ziki a rencontré la jeunesse et la chefferie de Bogoboua afin de faire retomber définitivement les tensions. Au cours de cette réunion, un certain Nouffou, détenteur illégal d’une arme et présenté comme une menace pour la population est mis, par le chef central du Ziki, à la disposition de la gendarmerie et désarmé séance tenante. Le calme est alors revenu dans le village.

Quant à Eric, il est toujours à l’hôpital. Son état nécessite des soins urgents. Les ordonnances s’accumulent et la famille n’en peut plus. Gustave, son frère ainé, a tout perdu: son contrat en tant qu’ouvrier en bâtiment, ses économies et même l’argent qu’on lui avait confié pour l’achat des matériaux de construction. Je lance donc un appel urgent. Il faut sauver Eric avant toute autre considération. Soutenez directement et rapidement la famille en envoyant de l’argent à Gustave que vous pourrez joindre au (00225) 44 77 32 48. Merci d’avance.

Le Chef Central du Ziki, Loblégnon Djahi Séraphin

 

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