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RÉCONCILIATION EN PAYS DIDA

5606548-red-knee-tarantula--bird-manger-spiderJe vous souhaite une bonne et heureuse année 2016.

Que cette année soit le temps d’une paix véritable en “Pays Dida” ainsi qu’en Côte d’Ivoire.

Je voudrais tout d’abord féliciter le peuple Dida pour sa bonté et son humanité. Car l’honneur et la dignité sont toujours du côté de celui qui peut se dépasser pour tendre la main à l’autre. Je vous encourage à garder cette bonté légendaire dont le bon Dieu a bien voulu vous doter. Les autres utiliseront cette qualité pour nous tourner en dérision bien sûr. Mais, sachez qu’ils n’ont pas cette qualité, et n’en auront jamais. C’est pourquoi ils agissent ainsi.

Je souhaite pour ma part qu’en cette année nouvelle, vous preniez l’initiative pour l’instauration d’une paix véritable entre vous et ceux que vous avez bien voulu accueillir chez nous. C’est vous et vous seuls qui pouvez créer ce climat de paix pour le bonheur de tous. Car, ceux qui se sont emparés de ce pays par les armes, ne pourront jamais le réconcilier.

Car, en ce début d’année 2016, leurs préoccupations sont ailleurs. Ils cherchent certainement à se creuser des trous, des bunkers et autres caniveaux pour se protéger de la justice qui se rapproche d’eux à grands pas. Les vaillants guerriers, les “bravetchès, les wérifatchès”, les courageux et justes d’hier sont en train de “se chercher” comme on dit à Abidjan.

Vous avez certainement vu comment l’autre a pris la tangente, que dis-je : la fuite en laissant tomber son manteau de courageux à Paris. Et ici, il n’était pas question de le fusiller comme il l’a fait à des gendarmes désarmés à Bouaké. Il n’était pas question de l’enfermer dans un conteneur, comme il sait si bien le faire. Il n’était pas non plus question de le transformer en “Duékoué” ni en “Nahibly”.

Il semble qu’il s’agissait d’un juge qui voulait simplement l’interroger sur le traitement infligé à Michel GBAGBO, qui aurait commis le crime contre l’humanité le plus grave en Cette Côte d’Ivoire émergente. Ce crime contre l’humanité est, tenez-vous bien : “être né de Laurent GBAGBO”.

Ce qui précède signifie tout simplement que ces gens ne sont d’aucun secours pour la réconciliation en “Pays Dida” . C’est pourquoi, il vous faut abandonner les rancœurs pour se rapprocher de ceux qui vivent au quotidien avec vous et, qui sont tout simplement nos frères. Cette réconciliation est possible, c’est même une obligation. Mais, il nous faut trouver les voies les plus appropriées.

La première des idées qu’il faut extirper des esprits pour une réconciliation vraie, et qui est à mon sens le ver qui a pourri le fruit “Côte d’Ivoire” depuis les années 1970 est celle-ci : “La terre n’a pas de propriétaire, elle appartient à celui qui la met en valeur”.

En le disant, je ne lance de pierre à personne. Je ne souhaite aucune chasse aux sorcières. Je n’en ai ni la capacité, ni l’âme. Je suis un pacifiste. Je soulève simplement ce “lièvre” car chez nous on dit et  je cite : “Tant que le pus n’est pas sorti de la plaie, celle-ci ne guérit jamais”.

J’ai aussi acquis la conviction que les tenants du pouvoir et les politiciens de tous bords qui les ont accompagnés dans la destruction de ce pays ont atteint leurs limites. Comme vous le savez tous, il n’y a plus de Laurent GBAGBO à capturer. Car il n’y a qu’un seul Laurent GBAGBO. Étant donné qu’il est déjà en prison, nos braves politiciens ne savent plus quoi faire, ils se tournent les pouces. Ils auraient même souhaité que le Président Laurent GBAGBO revienne afin de recommencer à le pourchasser pour les uns, à le trahir encore pour les autres. Mais, manque de chance pour eux, Laurent GBAGBO ne peut plus servir de deuxième programme de gouvernement pour le groupement  RHDPFPITE . Le peuple doit alors puiser au plus profond de lui-même les ressorts de sa survie. Et, c’est ce à quoi je veux contribuer.

Car, dès que le slogan “la terre appartient à celui qui la met en valeur” a été érigé en programme de gouvernement d’alors, il y a eu une ruée sur le “Pays Dida” pour s’emparer de ses terres. Et, ceux qui sont venus du centre, du nord du pays et même des pays limitrophes de la Côte d’Ivoire, ont cru atterrir en terrain vierge. Ils le croient d’ailleurs encore aujourd’hui. Ils n’ont pas conscience qu’ils se sont déplacés de leurs villages, de leurs régions et même de leurs pays respectifs.
Pour s’en convaincre, passons en revue les noms qu’ils donnent à leurs villages, à leurs campements et à leurs quartiers. Ce sont des Dioulabougou, des kouamékro, des Koffikro, des Moussadougou, des Mossikro et même des Koudougou, etc…etc…

Les gens qui vivent dans ces entités-là ne se sentent  pas en harmonie avec ceux qu’ils ont trouvés sur place. Dans leur subconscient le plus profond, ils sont à part, ils n’ont rien en commun avec les Dida qu’ils ont trouvés sur place. Aussi, ils ne retiennent aucun coup quand une occasion se présente.

Pour remédier à tout cela, il faut une saine appréciation de la situation en revenant à la réalité. Ceux qui se sont installés en “Pays Dida” sont les bienvenus. Mais, pour qu’ils se sentent véritablement femmes et hommes du “Pays Dida” et non plus d’ailleurs, il faut :
Que leurs lieux de résidence portent les noms des villages qui les accueillent. Ainsi, il est souhaitable que le campement de ceux qui ont acquis par exemple des terres à Godélilié porte le nom de Godélilié.

Que le campement de ceux qui ont acquis des terres à Gogné se nomme Gogné.

Que le campement de ceux qui ont acquis des terres à Gnagbaméko se prénomme Gnagbaméko.

Que le campement de ceux qui ont acquis des terres à Douséba porte le nom Douséba.

Que le campement de ceux qui ont acquis des terres à Kédéko se prénomme Kédéko par exemple.

Ainsi, ces frères ne se sentiront plus écartés, isolés. Ils s’impliqueront pleinement dans les affaires de ces villages qui sont de fait leurs villages. Car, dans l’état actuel de leur imaginaire, ils ne sont pas de ces villages. Et pourtant, ils sont bel et bien de ces villages. On ne leur demande pas de renier leur origine. Mais, pour le bien-être commun, ils doivent participer à l’édification de ces localités.

Sinon, que penser d’un campement installé dans les champs de blihiri, qui va vendre toute sa récolte de cacao à Gagnoa sans passer par la coopérative agricole de Blihiri ? Il y a visiblement un problème de confiance entre ce campement et le village de Blihiri. Cette confiance et l’entente sont tout simplement impossibles si le campement s’appelle Ségou, ou koudougou, ou Koffikro ou encore Kouadiokro comme c’est souvent le cas. C’est pourquoi il est souhaitable que ces campements portent les noms des villages qui les accueillent.

En effet, les habitants des  campements qui se nomment ainsi, se croient tout simplement  au Burkina Faso, ou à Bouaké, ou à Korhogo ou en Guinée etc… et pourtant, ils vivent  bel et bien en “Pays Dida” en Côte d’Ivoire.

C’est ici l’un des aspects que le “Pays Dida” devra expliquer à ses hôtes. Le “Pays Dida” doit faire des propositions en ce sens aux autorités compétentes. La réconciliation véritable partira ainsi du plus profond des êtres pour une paix véritable fondée sur la vérité. Cela peut aussi servir d’exemple à toute la Côte d’Ivoire. Ceci est d’autant plus vrai que ceux qui nous ont chanté à longueur d’années que le mot “étranger” n’existait pas et qu’un pays quel qu’il soit n’avait pas de “propriétaire” viennent de recevoir une leçon magistrale du Burkina Faso. Ils  restent pour l’instant silencieux sur cette leçon de vie.

Mais, je peux vous en dire un petit mot en attendant le réveil de nos bravetchès. De quoi s’agit-il ?
En effet, forts de leur expertise de liquidation physique de tous ceux qui ne pensent pas comme eux, ils ont proposé récemment leurs services au Burkina Faso. Le pays des hommes intègres leur a réservé une fin de non recevoir et je résume : « La Côte d’Ivoire est un pays étranger et, le Burkina Faso (pays des hommes intègres) ne permet jamais à des étrangers de venir tuer sur son sol ses enfants ». Au moment où j’écris ces lignes, on n’a pas encore la réponse de la Côte d’Ivoire, pays des hommes forts. Réponse qui ne saura tarder. N’oubliez pas que nous avons à la tête de notre pays des femmes et hommes forts que rien n’effraie. Le pays des hommes intègres doit s’attendre à une réponse foudroyante.

Que Dieu bénisse le “Pays Dida” et la Côte d’Ivoire.

GBOGBODJAKOLAIS

 

1 Commentaire

1 COMMENTAIRE

  1. djegoue

    8 janvier 2016 at 20 h 47 min

    CE QUE JE SUIS OBLIGE DE DIRE A MES DETRACTEURS.

    Chers frères et soeurs Djikié de France,je vous aime de tout mon coeur, aussi bien vous qui n’appréciez jamais mes écrits, que vous qui, fort heureusement,m’envoyez chaque semaine des messages d’encouragement.

    Mais ce message s’adresse singulièrement à vous mes compatriotes qui vous opposez à tout ce que j’écris, pour des raisons qui vous sont propres, même si on peut facilement les décrypter.
    Je veux vous dire ici, que je suis sensible à toutes vos humeurs à mon égard, car je n’oublie jamais que tout accouchement est difficile.
    En effet, dans l’histoire de la diaspora Ziki de France, jamais une personne n’a eu la poigne qui est la mienne, et qui consiste à dénoncer tout ce qu’il rencontre sur la place publique d’anormal aussi bien du point de vue de la morale que sur le plan du droit. Je suis malheureusement seul à être celui-là qui affronte vos humeurs les plus méchantes, voire les plus inhumaines.

    Cependant, je reste convaincu que, quel que soit le temps que cela prendra,d’autres compatriotes m’emboîteront inéluctablement le pas,à en juger par le nombre d’appels d’encouragement que je ne cesse d’enregistrer, et ce sera sûrement l’un des plus grands succès de ma vie.

    Pour résister, il me suffit de jeter un coup d’oeil sur le traitement qui a été réservé à notre Seigneur Jésus-Christ, celui-là qui avait été envoyé pour nous sauver,mais qui n’avait jamais fait l’unanimité parmi les hommes, et pire, avait été crucifié. Et tout près de nous, malgré tout ce qu’il a fait de bien à son pays, Laurent Gbagbo a été jeté en prison il y a de cela plus de quatre ans.
    Qui suis-je donc, comparativement à ces deux personnages,pour échapper à votre haine? Tout ce que je vous demande,frères et soeurs,c’est de ne jamais oublier que je vous aime de tout mon coeur malgré tout.
    Non,je ne me suis jamais senti malheureux de toute ma vie,contrairement à ce qu’avancent certains d’entre vous, et je peux généreusement vous donner ma recette, afin que si un jour il vous arrivait de vous sentir malheureux,vous puissiez relever la tête.
    En effet, bien que Dieu ait fait de nous les humains les êtres les plus ambitieux de notre planète, et que par conséquent nous aspirons toujours à mieux, il faut de temps à autre jeter un coup d’oeil sur ceux et celles qui sont plus démunis, plus faibles et moins en bonne santé que nous. En ne regardant que ceux qui sont plus nantis que nous, nous ne nous sentirons que malheureux, et même très malheureux. Voilà ma démonstration de la relativité du bonheur.

    Cette philosophie est la seule boussole de ma vie, et j’y crois dur comme du fer. Je peux vous livrer ici les quelques dons que Dieu m’a faits, et qui font de moi l’homme heureux que je suis. Je ne suis pas millionnaire,et je ne le serai peut-être jamais jusqu’à la fin de ma vie,mais le fait d’avoir exercé le métier que j’ai aimé jusqu’à ce que j’en sois dégoûté,le fait d’avoir quatre enfants qui sont aujourd’hui autonomes,le fait d’être compté parmi les résidents de mon village Déblé,le fait d’être six fois grand-père, le fait d’habiter le quartier de mon rêve ici à Paris, le fait d’avoir retrouvé le père Bernard Guichard en vie et d’être en contact permanent avec lui et de le faire venir dans votre milieu de temps à autre, le fait d’avoir un travail et de payer régulièrement mon loyer,le fait d’avoir soigné et enterré dignement feue ma mère, enfin,le fait d’être en bonne santé,tout cela a fait de moi un homme pas du tout malheureux comme vous le dites.

    Non, je ne reculerai pas devant vos attaques même les plus virulentes ,car la force que j’aie d’écrire tous ces articles que vous détestez est complètement au-dessus de vous et moi. En clair, je suis entrain d’accomplir une mission divine parmi vous.
    C’est pourquoi,lorsqu’il m’arrive de rater la forme dans certaines de mes interventions,je n’hésite jamais à présenter mes excuses à la personne qui s’en est sentie visée. Oui,c’est cela l’humilité que Dieu nous recommande, et qui fera de nous des êtres forts si nous la pratiquons vraiment.
    Si cela vous est possible, arrêtez donc la haine inutile envers quelqu’un qui en vérité,n’a pas vocation à vous faire du mal dans ses écrits, vous qui chantez chaque jour le nom de Jésus et celui de Laurent Gbagbo.

    Je vous aime tous, croyez moi.

    Alain Zadi Djégoué de Paris.

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